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du 22 mai au 4 octobre 2009
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Betty Goodwin : Parcours de l’œuvre à travers la Collection du Musée
Vest Two, 1970.
Tarpaulin No. 2, 1974–1975.
Red Sea, 1984.
So Certain I Was, I Was a Horse, 1984–1985.
Distorted Events No. 2, 1989–1990.
Betty Goodwin, Beyond Chaos, No. 7, 1998. Collection Musée d’art contemporain de Montréal. Photo : Richard-Max Tremblay. Avec l'aimable permission de la Galerie René Blouin
Au fil des ans, le Musée a constitué un corpus extrêmement représentatif de l’ensemble de la carrière de Betty Goodwin. Dès 1973, le Musée acquiert ses estampes de « vestes » masculines, qui deviendront des icônes dans l'œuvre de l’artiste et, en 1976, il lui consacre sa première exposition, le bilan d’une quinzaine d’années de production. Trente ans plus tard, le Musée propose une relecture de l’ensemble de la carrière de l’artiste, à partir d'une quarantaine d’œuvres tirées de la Collection permanente du Musée qui mettent en lumière l’originalité et l'immensité de cette pratique multidisciplinaire : œuvres intimistes ou monumentales, dessins, gravures, collages, assemblages, peintures, sculptures et installations. Les grandes séries qui ponctuent la démarche de l’artiste témoignent de sa lecture poignante de la condition humaine : ainsi, les estampes explorant les vêtements – Gilets, Gants, Casquettes… – annoncent un thème qui sera récurrent dans son œuvre : celui de la trace et de l’absence, de l'autre et de soi ; les Nids révèlent à la fois la fragilité et la résistance ; Bâches et Cerfs-Volants sont des métaphores d'enveloppes ; Les Tombeaux et les Passages explorent le thème de la transition ; les Nageurs sont suspendus entre noyades et remontées ; les Distorded Events témoignent de la cruauté humaine ; les ciels nuageux et tourmentés de la série Beyond Chaos propulsent l’être dans l’au-delà. « Betty Goodwin, écrit Josée Bélisle, a longuement réexaminé les objets qui marquent notre temps et notre passage sur les territoires instables de l’existence. Une dimension intemporelle, voisine d’une éternité conquise, traverse l'œuvre de l’artiste disparue tout récemment. » Née à Montréal en 1923, Betty Goodwin se consacre dès le milieu des années 1940 à des travaux de peinture teintés de réalisme social. Sa rencontre avec Yves Gaucher, qui lui enseigne la gravure à la fin des années 1960, sera déterminante dans sa démarche. Elle entame alors une œuvre graphique magnifique et sensible qui la propulsera comme l’une des principales figures de l’art contemporain. Même si elle explore différents médiums, elle revient constamment au dessin et c’est avec sa célèbre série des Nageurs qu’elle est pleinement reconnue. Véritable ambassadrice de l’art, elle représente le Canada dans les plus prestigieuses manifestations internationales : Biennale de l’estampe de Tokyo, 1974, Biennale Grafike de Ljubljana, 1975, Biennale de São Paulo, 1989 et Biennale de Venise, 1995 et reçoit les plus hautes distinctions au pays : Prix Victor Martyn Lynch-Staunton, Conseil des Arts du Canada, 1981, Banff School of Fine Arts National Award, 1984, prix Paul-Émile Borduas, 1986, John Simon Guggenheim Foundation Fellowship, 1988, Prix Gershon-Iskowitz, Fondation Gershon Iskowitz et Musée des beaux-arts de l’Ontario, 1995, Harold Town Prize, 1998, Prix du Gouverneur Général du Canada, Officier de l’Ordre du Canada en 2003. Ses œuvres font partie des grandes collections publiques et particulières à travers le pays.
Catalogue
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