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Communiqué de presse
Pour diffusion immédiate

Exposition Christine Davis au Musée d’art contemporain de Montréal


Montréal, le 12 mai 2009. Au carrefour de l’histoire de la danse, de la science et du cinéma, les œuvres de Christine Davis nous convoquent à des rencontres pour le moins surprenantes avec le poète Mallarmé, les danseurs Loïe Fuller et Nijinski ainsi que le mathématicien Euclide. Le Musée d’art contemporain présente Christine Davis du 22 mai au 7 septembre 2009.

Née à Vancouver en 1962, Christine Davis vit et travaille à Toronto. Depuis plus de vingt ans, l’artiste élabore une œuvre extrêmement poétique et sensuelle, investiguant littérature et psyché humaine. L’artiste projette, littéralement et symboliquement, des images sur des écrans inusités qui relèvent à la fois de l’univers féminin et du merveilleux : plumes, boutons, papillons, fleurs…

L’exposition présente un tout nouveau corpus de l’artiste. Il s’agit de trois installations multimédias et de huit collages qui ont pour point de départ deux figures-clés du début de la modernité, le poète Stéphane Mallarmé (1842-1898) et la danseuse et chorégraphe Loïe Fuller (1862-1928). Mallarmé considérait la danse comme la forme théâtrale de la poésie par excellence. Deux des quatre textes qu’il a écrit sur la danse sont consacrés à Fuller, figure fascinante des débuts de la danse moderne. Ses expérimentations avec l’électricité, l’éclairage, les miroirs et les composants chimiques ont fait dire à Mallarmé que son travail était « une ivresse d’art » et un « accomplissement industriel ».

Dans l’installation Did I Love a Dream?,2008-2009, Davis « enlumine » un extrait de film documentant une chorégraphie de Fuller. À l’aide d’une habile stratégie cinématographique, la projection à rebours, elle défie les lois de la gravité… En cuivre, l’écran suspendu fait référence aux expérimentations de Fuller avec l’électricité et l’éclairage, tandis que le projecteur fait contrepoids à la projection éthérée par sa présence physique devenue sculpturale. Le titre, « Aimai-je un rêve », est extrait du poème de Mallarmé, L’Après-midi d’un faune.

Pour les huit collages d’Euclid/Mallarmé,2008-2009, Christine Davis insère des vers de L’Après-midi d’un faune sur certaines pages d’une édition de 1847 des Éléments d’Euclide. Elle remplace ainsi le texte du mathématicien grec sur l’espace tridimensionnel par un poème écrit à une époque où la géométrie euclidienne n’a plus cours.  

Euclid/Orchid, 2008-2009, met en scène une dialectique matérielle et philosophique. Une page tirée des Éléments d’Euclide (2D) est projetée sur une orchidée réelle (3D), superposant l’image d’un espace hors temps et le mouvement très lent de la plante en croissance, opposant intellect et émotion, culture et nature.

Satellite Ballet (for Loïe Fuller), 2008-2009 montre dans une courte boucle les changements technologiques qui se sont déroulés au début des XXe et XXIe siècles, nous faisant passer de l’âge de la reproduction mécanique à celle de la reproduction numérique. Le clip est présenté sur une douzaine de iPod Touch disposés sur les murs suivant les notations chorégraphiques de Nijinski pour L’Après-midi d’un faune.

On retrouve également une œuvre antérieure de Davis, Not I/Pas moi, 2006-2007, récemment acquise par le Musée et présentée dans l’exposition La Collection : quelques installations, jusqu’au 4 octobre 2009, mise en scène par Josée Bélisle, conservatrice et responsable de la Collection. L’œuvre prend la forme d’un écran suspendu recouvert de boutons vintage, flanqué de deux miroirs. Des extraits de textes de Samuel Beckett et de Simone Weil sont projetés en alternance en français et en anglais, à l’endroit et à l’envers, devenant ainsi tour à tour lisibles sur l’écran ou sur les miroirs.

Complémentaires, ces deux présentations permettront au public d’approfondir la connaissance de cette œuvre sensible et envoûtante. Lesley Johnstone, conservatrice au Musée, est la commissaire de l’exposition Christine Davis. Les œuvres ont été créées au Future Cinema Lab de l’Université York à Toronto, où Davis a inauguré le programme d’artiste en résidence.

Catalogue
Un catalogue bilingue de 96 pages accompagnera  l’exposition, fruit d’une heureuse collaboration avec le Future Cinema Lab. Il comprendra des textes de Lesley Johnstone, conservatrice au Musée et commissaire de l’exposition, d’Olivier Asselin, philosophe et cinéaste et de Josée Bélisle, conservatrice responsable de la Collection du Musée, une liste des œuvres, une biobibliographie et des reproductions en couleur des œuvres in situ. Le catalogue au prix de 24,95 $  sera en vente à la librairie Olivieri et chez votre libraire.

Rencontre avec artiste

Une rencontre avec Christine Davis (en français) ainsi qu’avec les artistes Robert Polidori (en français) et Spring Hurlbut (en anglais) aura lieu le jeudi 21 mai entre 17 h et 18 h dans les salles d’exposition.

Salon de lecture
Un salon de lecture thématique, consacré au travail des artistes présentés cet été au MAC, est à la disposition des visiteurs dans le salon Mariette-Clermont attenant aux salles d’exposition.

 

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Source et renseignements :                                                            
Danielle Legentil, MACM                                                           
Responsable des relations publiques                                                
danielle.legentil@macm.org                                                           
Tél. : 514.847.6232