Engagements

C’est avec énormément d’enthousiasme que le Musée d’art contemporain de Montréal (MAC) accueille l’engagement financier du gouvernement du Canada donnant le feu vert au grand projet de transformation du Musée annoncé en 2011. Il s’ajoute à l’engagement confirmé par le ministère de la Culture et des Communications du Québec.

Le 13 mai 2016, Mme Mélanie Joly, ministre du Patrimoine canadien — au nom de M. Amarjeet Sohi, ministre de l’Infrastructure et des Collectivités (Canada) — et Mme Hélène David, ministre suppléante de la Culture et des Communications du Québec, ont annoncé des contributions financières de près de 19 millions de dollars chacune pour la transformation du MAC, auxquelles s’ajoute une contribution de 7 millions de dollars de la Fondation du MAC, pour un total de 44,7 millions de dollars.

Le projet permettra au Musée de mener son mandat pleinement et avec encore plus de dynamisme, et il renforcera son rôle de plus important centre de diffusion de l’art contemporain au Canada.

« Transformer le MAC signifie attirer de nouveaux publics, variés et toujours en augmentation, en construisant un espace convivial et magique pour l’art et pour toutes sortes d’autres rencontres ; c’est le doter d’un lieu plus accueillant pour les visiteurs et leur offrir un endroit qu’ils voudront fréquenter. Transformer le MAC, c’est aussi augmenter significativement la superficie des espaces d’exposition ; c’est lui donner les moyens et les outils permettant la présentation adéquate de ce qu’est l’art actuel : des œuvres expérimentales dans les domaines en expansion des arts numériques, de l’image, du son, des installations et de la performance. »

John Zeppetelli, directeur général et conservateur en chef.

Situation souhaitée

La surface restreinte du Musée limite l’accessibilité à sa Collection, dont 1,5 % seulement est présenté aux visiteurs. C’est pourquoi, depuis 2004, le Musée réfléchit aux options qui se présentent à lui pour augmenter son rayonnement et répondre aux attentes d’un public de plus en plus nombreux. Le besoin d’agrandissement pour diffuser cette Collection unique en art contemporain est crucial.

De façon tout aussi importante, la diversité croissante des démarches artistiques actuelles – qu’il s’agisse d’art de la performance, d’installation, d’art numérique ou de vidéo – force tous les musées d’art contemporain à revoir leurs espaces afin de pouvoir présenter des expositions d’artistes contemporains dans des environnements propices, très souvent bien différents du « White Box 2 » traditionnellement utilisé.

En 2013, une étude de faisabilité a été réalisée pour un projet de transformation permettant d’atteindre un bon nombre des objectifs initiaux du Musée. L’étude confirme la possibilité d’un projet de transformation qui permettrait d’augmenter considérablement les aires d’exposition et les salles multifonctionnelles du Musée, contribuant du même coup à faire croître les revenus autonomes, tout en résolvant certains problèmes techniques.

Transformer, agrandir et mieux accueillir le visiteur

Le projet de transformation du MAC lui permettra de remplir pleinement sa mission en augmentant les espaces consacrés à l’exposition de sa Collection et à son mandat éducatif, en bonifiant l’expérience muséale par des services connexes, tout en augmentant ses revenus autonomes.

La réflexion sur le projet s’articule donc autour d’un certain nombre d’objectifs :

  • augmentation de la superficie des salles d’exposition ;
  • amélioration de la visibilité et de l’accessibilité de l’entrée principale ;
  • agrandissement des espaces et augmentation de la capacité d’accueil du secteur de l’éducation ;
  • relocalisation des espaces commerciaux du Musée ;
  • amélioration de l’expérience muséale des visiteurs ;
  • modernisation des installations ;
  • amélioration de l’atmosphère du Musée.

Les espaces intérieurs du Musée seront reconfigurés et repensés, c’est pourquoi le MAC annonce une transformation et non un agrandissement. Le début des travaux est actuellement planifié pour l’automne 2018 et ceux-ci devraient s’échelonner sur une période de deux ans. Le Musée entreprendra d’ici là une consultation auprès des intervenants du Quartier des spectacles et un concours d’architecture sera organisé. Pendant les travaux, le Musée opérera à capacité réduite jusqu’à sa réouverture complète à l’automne 2020. 

La Fondation du Musée lancera une grande campagne de financement pour recueillir 7 millions de dollars afin de financer le projet.
Il est toutefois possible de faire un don dès maintenant

L’avenir

Le Musée d’art contemporain de Montréal amorce une étape charnière de son développement.

Au regard du contexte dans lequel il est appelé à évoluer, le MAC s’est donné sept priorités stratégiques, chacune s’appuyant sur une série d’objectifs pertinents et d’actions précises :

  • Exposer, diffuser, dynamiser et faire rayonner l’art contemporain
  • Collectionner, bâtir et enrichir la collection du Musée
  • Éduquer, explorer et développer le savoir
  • Communiquer, accueillir, divertir et fidéliser les publics
  • Numériser, créer et diffuser des contenus culturels numériques
  • Gérer, responsabiliser et optimiser
  • Transformer, agrandir et mieux accueillir le visiteur Informations factuelles concernant le projet

Nous sommes fiers du travail accompli jusqu’à présent. Nous finissons l’année 2015-2016 avec une fréquentation de près de 400 000 visiteurs, ce qui représente 51 % d’augmentation par rapport à l’année précédente, elle-même en hausse de près de 19 %.

Nous prévoyons une hausse additionnelle de 50 % de la fréquentation lors de la réouverture en 2020. C’est donc avec beaucoup de détermination que nous regardons vers l’avenir, vers ce nouveau Musée en devenir.


Historique

Le Musée d’art contemporain de Montréal (MACM) a été fondé en 1964 par le gouvernement du Québec à la demande d’artistes et de collectionneurs montréalais qui souhaitaient qu’une institution soit chargée de constituer une collection d’œuvres récentes d’artistes de Montréal, du Québec, du Canada et de l’étranger.

En 1992, son déménagement de la Cité du Havre à la Place des Arts permet au Musée de commencer à réaliser sa mission de démocratisation de l’art contemporain. Sa fréquentation annuelle double (de 50 000 entrées en 1983 à 110 000 en 1992), avant de progresser régulièrement jusqu’à près de 400 000 visiteurs en 2016.

Une Collection unique

En 1992, la Collection du Musée d’art contemporain de Montréal compte plus de 3 600 œuvres d’art québécoises, canadiennes et étrangères. La même année, le Musée intègre la collection Lavalin, ce qui lui permet de porter cette dotation à plus de 4 800 œuvres. Depuis, la Collection du Musée s’enrichit chaque année grâce à ses donateurs, au travail de son Conseil d’administration, de sa Fondation et de ses bénévoles qui participent aux activités de financement.

Devenue une institution majeure au Québec et au Canada, la Collection du Musée atteint aujourd’hui près de 8 000 œuvres

Un site exceptionnel

L’aménagement du Musée en 1992 sur le site de la Place des Arts s’est avéré un choix visionnaire et déterminant. L’emplacement actuel du Musée le situe sur le parcours quotidien de dizaines de milliers de Montréalais et de visiteurs de la Place des Arts et des édifices environnants. Au total, on enregistre près de six millions de passages chaque année dans le réseau souterrain par lequel le Musée est relié à la station de métro Place-des-Arts.

En 2002, l’idée d’un Quartier des spectacles rallie la grande majorité des intervenants au Sommet de Montréal. Quelques années plus tard, plus de 3,3 millions de festivaliers envahissent l’esplanade de la Place des Arts, et, en 2009, une nouvelle place des Festivals est inaugurée immédiatement à l’ouest du Musée. La fréquentation totale annuelle du Quartier des spectacles s’élève aujourd’hui à près de huit millions de personnes. Cette redéfinition du quartier sur le plan urbanistique et architectural positionne le Musée au cœur de la métropole culturelle, entre la Place des Arts et la place des Festivals. Cependant, le MAC n’arrive pas à profiter de l’affluence extraordinaire du Quartier des spectacles.

En effet, compte tenu de leur construction en 1992, dans un tout autre contexte, les accès du Musée ne s’intègrent plus aujourd’hui à son environnement extérieur, qui a connu une mutation profonde. Citons notamment la porte d’entrée principale qui est située en retrait sur l’esplanade de la Place des Arts. Or, la redéfinition de la rue Jeanne-Mance de simple artère de transit en une vaste place piétonnière animée jour et nuit (la place des Festivals), aurait dû donner au Musée une visibilité exceptionnelle puisque celui-ci longe toute cette place des Festivals, de la rue Sainte-Catherine jusqu’au boulevard de Maisonneuve ; malheureusement, aucune ouverture ne permet l’entrée au Musée à partir de cette place, le privant ainsi d’une visibilité au potentiel remarquable et d’une ouverture sur l’animation du quartier

Le MAC bénéficie sans doute de l’emplacement le plus extraordinaire pour un musée à l’heure actuelle à Montréal, mais il ne peut en profiter pleinement en raison de la conception de son aménagement et de ses accès situés à l’intérieur et sur l’esplanade de la Place des Arts. Cette configuration, compréhensible en 1992, constitue désormais une barrière au développement du Musée.

Ainsi, la transformation de son rapport avec la ville, en s’ouvrant sur l’intersection des rues Sainte-Catherine et Jeanne-Mance, sur la place des Festivals, et en accentuant, par la transparence, le lien avec l’espace Georges-Émile-Lapalme (par lequel on accède au Musée de l’intérieur de la Place des Arts), apparaît comme une condition sine qua non à la réalisation de son plein potentiel.